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La “barbe” sur la coque des bateaux vue d’une manière différente

Il est grand temps de s’intéresser de plus près à l’aspect utile des organismes marins !

Le développement des antifoulings a une longue histoire. L’homme contre l’animal est une compétition séculaire dans laquelle les deux parties développent des méthodes de plus en plus sophistiquées pour se protéger et protéger leurs intérêts. Arvind Gupta, scientifique et inventeur indien (découvrez ses jouets très durables fabriqués à partir de déchets !) résume bien la situation : “La biologie est la technologie la plus puissante jamais développée. L’ADN est le logiciel, les protéines sont le matériel, les cellules sont les usines.”
En 2021, les choses devraient être claires : les agents antisalissures ne peuvent plus détruire la nature en même temps que la salissure. Pendant longtemps, cela a ressemblé à un souhait très abstrait. Récemment, cependant, il a été possible de démontrer de manière fantastiquement inspirante pourquoi les écosystèmes marins en particulier, avec leurs interactions finement coordonnées, doivent être protégés. Trouver le juste milieu entre un antifouling efficace et la protection de la nature est ce que nous recherchons dans le développement continu de Finsulate.

Grâce à des collaborations innovantes entre les chercheurs du secteur maritime et de l’espace, entre autres, il est désormais possible de photographier nos écosystèmes et de prendre des mesures qui étaient auparavant techniquement impossibles. Grâce au site Ocean Web Cams | Open Oceans Global, pour la première fois dans le développement de la science, les parties intéressées, profanes ou experts, sont désormais en mesure d’expérimenter directement la beauté des écosystèmes de notre planète bleue à tout moment et presque partout. Un phénomène connu sous le nom de crowdsourcing permet aux personnes “normales” du monde entier de contribuer facilement à leurs propres observations et données [nous en parlerons dans notre prochain article].

Exemple de la beauté de la vie marine

La collection de liens à la fin de cet article offre une première sélection de sources – idéale pour les journées douces d’automne !

Selon des découvertes récentes, la flore et la faune marines sont beaucoup plus diversifiées qu’on ne l’a longtemps pensé. Il a également été démontré : Presque tous les organismes remplissent des fonctions précieuses qui vont bien au-delà de “manger et être mangé” : ils vivent en communautés symbiotiques (que nous n’avons longtemps considérées que comme parasitaires), ils se fournissent mutuellement des services essentiels, par exemple le transport / le stockage des larves, la protection et la réparation. Ou d’autres services pour l’écosystème : transport de sédiments, réduction du CO2 par la photosynthèse des algues. Et encore : les millions d’espèces offrent une immense quantité d’informations génétiques qui, par exemple, se retrouvent dans la médecine humaine.

Exemple tiré de l’étonnante galerie Nikons Small World : Neurones d’une anémone de mer (lien : nikonsmallworld.com)

En 2010, les résultats d’un projet très spécial ont été publiés : Le recensement de la vie marine. Ce projet est le fruit d’une collaboration de dix ans entre plus de 2 700 femmes scientifiques de 80 pays. Les espèces et la taille des populations de la vie marine ont été systématiquement étudiées. En termes de portée et de durée, il s’agissait du premier projet de ce type en biologie marine et il est apparu que plus de 1 200 espèces étaient totalement inconnues jusqu’à présent. Sans parler de leurs collaborations pratiques sous-jacentes. Les récifs coralliens, qui semblent fortement blanchis, permettent une régénération – si du moins on leur en laisse la chance (et s’ils ne sont pas décimés d’avance par nos déchets toxiques).

Comme le rapporte Smithsonian Magazine : “L’un des premiers signes d’un récif corallien malade est la présence d’algues qui rampent sur les coraux et leur volent leurs précieuses zones de bronzage… Dans certains récifs, de petits poissons comme ces gobies à bec large (Gobiodon histrio) aident à manger les algues. Mais comment les coraux contactent-ils les poissons pour leur demander des services de nettoyage ? En envoyant un signal chimique…. Les récifs ne peuvent se rétablir que si les survivants peuvent se développer et se reproduire. Une eau propre et des populations de poissons en bonne santé augmentent les chances de rétablissement, car elles aident les coraux adultes à résister aux maladies et les bébés coraux à coloniser les fonds marins.”

L’Atlas interactif de la protection marine n’était qu’un des nombreux projets de suivi.

Autre chose amusante à savoir : les organismes marins se fixent aux objets à la recherche d’une prise stable dans l’eau. Par exemple, les anatifes, une citation du site What’s Wrong : “…Ce sont des crustacés inférieurs fastidieux, fermement attachés au substrat et dont la structure corporelle a été fortement modifiée par leur mode de vie. À un certain âge, les larves planctoniques recherchent un substrat approprié et ferme… Cet endroit doit avoir un certain courant et d’autres bernacles doivent déjà s’y installer.

Il s’agit souvent de coquilles d’escargots, de crabes ou de moules, car c’est là que l’approvisionnement en nourriture et les conditions d’écoulement sont garantis. Ensuite, la larve se développe à travers l’arrière de sa tête et devient une balane…”.

La moule mentionnée précédemment n’est pas non plus créative : elle s’ancre aux surfaces grâce à des fils spécialement groupés. Leur structure ingénieuse est décrite ici. Et la science, elle aussi, se penche sur la question, dans l’espoir de développer de nouveaux matériaux. Par exemple, les adhésifs de construction.

Bio-invasion
Lorsque des passagers clandestins s’installent sur la coque d’un navire, ils peuvent déplacer les espèces indigènes lorsqu’ils arrivent dans un nouvel endroit. En s’attachant à d’autres organismes, en mangeant leurs larves ou simplement en se reproduisant rapidement. Un phénomène connu sous le nom de bio-invasion. Dernier exemple en date : la petite mais puissante moule triangulaire, qui s’est établie dans le lac Wolfgangsee en Autriche.
Des chaînes alimentaires entières dans un écosystème sont modifiées de telle sorte que, par exemple, des espèces de poissons ne peuvent plus trouver de nourriture. Cela peut à son tour avoir un impact sur leur existence et sur les pêcheries.
Conclusion : la protection contre l’encrassement reste nécessaire. Mais la question est de savoir si, dans ce cas, il faut tirer un canon sur un moineau. Si vous ne voulez pas connaître ce dernier, la belle citation suivante est une suggestion :

La nature fait tout pour que nous réussissions. Elle ne dépend pas de nous – nous ne sommes pas sa seule expérience.
– R. Buckminster Fuller

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